04/02/2005

Le téléphone public

Mongolie, terre de contrastes.


Alors que les jeunes, à Ulaan Baatar tout du moins, ne se déplacent plus sans leur portable, les personnes agées n'ont pas les moyens de faire installer chez eux un téléphone fixe; en effet, 40% de chômage, même avec des petits boulots pour survivre, les moyens son très limités pour une grande partie de la population;
et c'est encore pire dans les villes de province.



2 téléphonistes publiques au travail

Le fossé se creuse entreles jeunes occidentalisés et qui réclament le modernisme et les personnes agées qui ne suivent plus.
Pourtant, le portable passe partout et appeler la capitale depuis la frontière kazakh ne pose aucun problème; nous sommes à présent loin du 22 à Asnières.



Cette femme propose même un siège pour téléphoner confortablement.

A noter que toutes ces téléphonistes portent un masque chirurgical (coutume asiatique) pour lutter contre la pollution très présente dans la capitale malgré un parc automobile relativement récent.

Scène de vie quotidienne

En Mongolie, toute rencontre se termine par une invitation à prendre un thé dans la yourte.
Les mongols sont très fiers de convier les touristes à visiter leur petit intérieur, à faire connaissance avec la petite famille, l'épouse, les enfants, les plus petits qui ne quittent pas leur maman et les plus grands, le week end lorsqu'ils rentrent de l'école au chef lieu de région.
L'école est obligatoire de 6 à 13 ans.
Ensuite, les plus riches continuent le collège, le lycée et éventuellement s'ils en ont les moyens et les capacité, l'université.
Avant l'indépendance, les étudiants continuaient leurs études dans les universités ou les écoles techniques d'Union Soviétique.
Depuis, les études supérieures se font à Ulaan Baator et dans quelques grandes villes; mais les débouchés sont très rares et le taux de chômage, élevé.
De nombreux ingénieurs de l'ère soviétique se sont recyclés dans le tourisme comme chauffeurs, cuisiniers, guides mais la siason ne dure que 3 mois, c'est peu pour vivre.
Le SMIC se monte à 50 dollars/mois; un médecin gagne 160 dollars, un professeur retraité, 30 à 40 dollars d'où la nécessité de se lancer ensuite dans l'élevage pour survivre "décemment".



Malgré toutes ces difficultés, l'accueil est très chaleureux; les mongols partagent tout ce qu'ils ont, thé au lait salé, beignets, crème de lait bouilli, fromage, airak ou eau de vie de lait, tous ces produits étant faits maison.

Le thé salé au lait, la boisson de base est préparé sur le fourneau alimenté par de la bouse séchée, le bois étant rare et cher.
Nous nous retrouvons rapidement autour d'une petite table bien garnie, à déguster des spécialités locales qui vont du lait séché au fromage de vache ou de chèvre.




Nos chauffeurs, ravis de retrouver une nourriture de base font le service et enduisent généreusement les beignets de crème avant de nous les offrir tandis que la maitresse de maison sert le thé au lait salé dans des bols. Le fromage sèche sur un fil, au plafond de la yourte; qu'il soit fait de lait séché ou de lait caillé égoutté, en masse ou en vermisselle, il est extrèmement dur et difficile à consommer, pour nous occidentaux.
préparation du thé au lait salé.



A la fin de ce petit repas nous est servi le traditionnel airak, un lait de jument fermenté, entre 15 et 30 degrés suivant un rite étrange; le maître de maison remplit un bol et le présente à un invité qui boit une gorgée et rend le bol au maitre qui remplit à nouveau le bol avant de le présenter à l'invité suivant et ainsi de suite jusqu'à ce que tous les hôtes aient bu.
Cette manière de boire est utilisée, quelle que soit la boisson offerte, alcool de lait, vodka......



Le moment est venu de prendre congé de nos charmants hôtes, et après l'échange de cadeaux, notamment des ballons pour les enfants, quelques photos souvenir sont prises avec échanges d'adresse et la promesse de leur envoyer beaucoup de photos.



toute la famille, grands parents, enfants, conjoints, petits enfants posent fièrement




Présentation de la Mongolie



La Mongolie

D'une superficie trois fois supérieure à la France mais avec moins de 3 millions d'habitants, ce pays a connu son heure de gloire au 13ème siècle sous le règne de Genghis Khan, le père de cette nation qui avait réussi à fédérer les tribus nomades vivant dans cette région.

Immense pays entre Chine et Russie, la Mongolie est fascinante pour sa nature sauvage et indomptable, ses innombrables lacs, les vastes plaines arides des déserts du Gobi, les montagnes de l'Altaï.

La faune et la flore sont adaptées aux rigueurs climatiques et aux amplitudes thermiques exceptionnelles.

Au coucher du soleil, pendant les 3 mois d'été, la température baisse de 15 degrés en quelques minutes lorsque le vent se lève.

Dès le mois d'octobre, la température nocturne avoisine les -20 degrés alors qu'en plein jour, il fait encore 10 à 15 degrés.

Le mode et les conditions de vie des nomades mongols sont restés traditionnels; seul l'élevage leur permet de survivre car le climat exclut toute possiblité de culture.

Fruits et légumes sont importés de Chine, comme la plupart des produits de première nécessité.

Ce pays est devenu tributaire des aides internationales depuis son indépendance en 1990.





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